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  • hideki 6 h 45 min le 21 April 2019 Permaliens | Réponse  

    Médicaments 

    Le matin
    Les médicaments
    Le midi
    Les midicaments
    Le soir
    Les Minicaments
    Le coucher
    Les minuicaments

     
  • hideki 7 h 15 min le 12 October 2016 Permaliens | Réponse  

    Le bonheurs est dans le petit beurre 

    Il a un petit beurre par jour.
    De un, pas deux, tout les jours.
    Ce jour, pas de petit beurre.
    Car hier, il a mangé tout les petits beurres.

    Il a une grande frustration ce jour.
    Il pleure ses petits beurre.
    Mais demain a nouveau un petit beurre.
    C’est la félicité, demain un petit beurre.

    Le bonheurs est dans le petit beurre.

     
  • hideki 0 h 29 min le 8 October 2016 Permaliens | Réponse
    Étiquettes : Clinique,   

    Disqualification du sujet handicapé mental ou psychique 

    J’entends:

    Les autistes n’ont pas d’empathie.
    Les sujets psychotiques n’ont pas accès au symbolique.
    Les sujets déficients mentaux n’ont pas d’imagination.

    Je préfère
    Ou est l’empathie des sujets autistes, comment se manifeste le symbolique chez le sujet psychotique, quand se manifeste l’imagination chez la personne handicapé mental.

    Il faut apporter du temps et de l’écoute à l’autre pour se laisser surprendre à d’autre fonctionnement. Les femmes et les enfants n’ont pas toujours été reconnues dans la douleur, ce n’est pas nécessaire de disqualifier des aptitudes si humaines à certain d’entre nous. Je pense que ces aptitudes peuvent se trouver bien décalé de son siège, ou inhibé.

    Pour observer ces qualités humaines chez ce public, il faut oublier ses représentation de temps et d’espace car ce sont deux éléments qui ne font sens que chez la personne en panne de lecture de qualités. La notion de temps indique un ordre dans la pensée, prenant pour départ l’expérience et faisant suite logique d’un retour d’expérience qui anime le corps et se projette en une multitude de scénarios pour enfin donner une idée précise. Cet ordre et ce procès que j’analyse chez moi n’est sûrement pas universelle. A moi de rester sur la réserve et de me mettre en condition pour apprécier un autre fonctionnement. Le temps est bien sûr, intimement lié à l’espace, inséparables, s’influençant l’une l’autre.

     
  • hideki 16 h 02 min le 12 March 2016 Permaliens
    Étiquettes : photo   

    Du soleil, des nuages
    Du soleil à travers les nuages, à travers les rideaux
    Rue Pimbert à Tours en 2009

    Nuage Nuage

     
  • hideki 18 h 40 min le 31 December 2015 Permaliens  

    Raymond 

    Raymond.Andrieux-sans.titre

    Travail de jeunesse du plasticien et travailleur social Raymond Andrieux

     
  • hideki 23 h 31 min le 1 December 2015 Permaliens
    Étiquettes :   

    pensée impure 

    « Régine, j’ai une pensée impure.

    Je voudrais de la glace. »

     
  • hideki 22 h 32 min le 30 November 2015 Permaliens
    Étiquettes :   

    Le vide par le vide 

    Il n’est pas de plus grande frustration que de finir un cubis de vin et ne pas avoir pu tirer un dernier et plein verre.

     
  • hideki 23 h 19 min le 12 August 2015 Permaliens
    Étiquettes :   

    Travail social, accompagnement d’une personne en situation d’handicap du décès de son père. 

    Version résumé

    J’accompagne au quotidien, dans un internat, un jeune homme autiste adulte (diagnostiqué autiste de Kanner lorsqu’il était enfant), d’une trentaine d’année.
    Ce jeune homme s’exprime avec des mots plus ou moins articulés et plus rarement des phrases. Il les dit avec force à son interlocuteur.
    Il pose des questions, interpelle, insulte aussi des fois mais se montre beaucoup plus mal à l’aise pour répondre à une question.

    Il a un père et une sœur, il a perdu sa mère enfant.
    Depuis son admission, il y a 4 ans, son père fait souvent des séjour à l’hôpital puis vient une maladie incurable.
    Le père n’est plus présent au domicile pour accueillir son fils le week-end.

    La question d’équipe est alors : comment accompagner le jeune homme dans la maladie et la mort de son père.
    Dans la maladie, ni mes collègues, ni moi avons changé notre manière d’aborder la question.
    Attentif à ses besoins, j’ai pu observer qu’il se prend beaucoup plus en charge, notamment autour de sa toilette (donc moins d’accompagnement en individuel), mais qu’il participe un peu moins dans les tâches de la vie quotidienne en collectivité. C’est aussi à ce moment qu’il enrichit son vocabulaire très rapidement.

    Lorsque son père est mort, ma collègue infirmière demande ma présence pour lui annoncer l’état de fait, je ne me souviens plus très bien ce qu’elle a dit, mais c’était avec douceur et sans détours; il s’agissait aussi de savoir s’il désirait voir son père une dernière fois. Il est très dur de savoir ce que représente la mort pour une personne en situation d’un handicap mental accompagné d’un retard. J’ai alors ressenti le besoin de préciser que quand il verrait son papa, il ne pourrait pas lui répondre, ni le prendre dans ses bras.
    Il décide qu’il souhaite voir son père. Je lui confie de l’argent de poche pour qu’il puisse réclamer de s’acheter une collation et ainsi avoir une excuse s’il souhaite changer d’avis au dernier moment.
    L’infirmière me rapporte que le fils s’est effondré sur place en voyant le corps de son père, comme si ce que nous avions verbalisé prenait sens.
    Il a assez vite repris contenance sur le moment et a continué à se prendre en charge les jours suivant (douche, linge…), par contre, il ne débarrasse plus ses couverts.
    Il parle de son père quand il croise un encadrant, ou un autre salarié. Il dit « papa au revoir, fini » et signe de la main vers le ciel comme pour l’avion.

    Ce fut une période très compliquée car chacun à son vocabulaire. Le verbe « partir » fut très confus.
    En effet son père est parti dans la mort et à la même période une encadrante part pour travailler ailleurs.
    Il parle de son père dans la rencontre avec l’autre mais aussi quand la situation est confuse, par exemple dans un moment de flottement ou quand une sortie est remise en cause. A ce moment-là, il évoque son père d’une façon un peu obsessionnelle et se répète.

    Il y a eu aussi une confusion dans ce qui lui fut verbalisé par chacun sur le point de la religion qui est celle de ses parents et sur la question de la mémoire. Nous lui avions dit assez spontanément que son papa restait dans sa mémoire et dans son cœur, et d’autre part au ciel.
    Va-t-on au ciel en avion, et comment?
    Quelques mois après, il ne parle plus de son père sauf quand c’est le sujet qui vient à lui.

    Juste avant le décès de monsieur, celui-ci s’est entretenu avec la demi-sœur (dont il n’est pas le père) pour maintenant lui laisser prendre le relais. Cette femme à su créer un lien avec son frère dans une juste mesure et une juste régularité.
    C’est un accompagnement délicat que celui-ci. Etions-nous suffisamment présents en paroles, en gestes d’affection, en propositions? Fallait-il attendre qu’il demande de l’aide?
    Le plus dur est sûrement de pas trop en faire et il a vraiment bien géré la situation. Dans cette situation, j’ai verbalisé des idées concrètes car cela a été nécessaires pour garder un rôle d’encadrant et une bonne distance.
    Lui-même s’est montré très concret en l’annonçant à ses pairs lors d’un temps de parole avec une seule phrase bien construite et en obtenant une écoute sincère.

    La mort d’un proche est une de ces choses de la vie qui arrive et qu’il faut assumer, mais la mort a ceci d’effrayant que nos codes sociaux l’impose de la vivre de telle ou telle manière. Il est question de séparation, c’est le mot « partir » que je retiens dans cette situation. Nous sommes confronté à toute sortes de départs (l’encadrant qui va travailler ailleurs) et ils nous aident à grandir, à nous structurer, à passer à autre chose en laissant nos anciens fonctionnement derrière nous.

     
  • hideki 2 h 09 min le 11 August 2015 Permaliens
    Étiquettes :   

    +32 

    32. Je vais avoir 32 ans cette année. C’est un âge étape pour moi car j’avais voulu sauter les années de jeunesse pour arriver directement à cet âge.
    C’est là une réflexion d’enfant pressé de gagner son indépendance.
    J’avais alors compris que la majorité n’apportait pas cette indépendance.
    18 ans et étudiant? 20 ans et stagiaire? 25 ans et un salaire de misère? 28 ans et toujours pas en couple?
    Je me disais que les trentenaires avaient acquis leurs études, un boulot correct, une maturité matérielle et affective, mais 30 ans, un chiffre rond, cela ne colle pas. 31, c’est une peu téléporté. Je me décidais pour 32 et décrète que c’est là l’âge idéal.
    Cette réflexion m’habita vers mes 12 ou 14 ans.
    Finalement, j’ai pris mon indépendance à 16 ans par le biais d’une formation de boulanger avec internat pour finir chômeur à 17 ans.
    J’en ai pris parti et me suis infligé 10 ans de précarité dans le travail.
    J’ai eu mon premier CDI à plein temps à 27 ans.
    Infligé dis-je. N’ayant pas fait d’études secondaires, et n’ayant pas eu de travail à plein temps ou en continu durant ces 10 ans, j’ai développé une activité associative, notamment dans le cinéma qui m’a aidé à me forger. Forger… une éthique, pilier du travailleur social que je suis.
    Le travail social n’est pas un métier qui se pratique d’emblée, il faut avoir un peu de vécu.

     
  • hideki 12 h 06 min le 15 June 2015 Permaliens  

    Hervé 

    Un névrotique énerve, ça m’énerve.
    Un psychotique énerve, je suis calme.

     
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